Orgueil, la luxure d’un parfum au péché capiteux

Afin de faire un délicieux voyage pictural, examinons ensemble cette création de Lucien Lelong de 1946 qui répond à ce nom surprenant : Orgueil
 
Au mot de voltaire qui disait : l’humilité est le contrepoison de l’orgueil, il est difficile de ne pas privilégier : la vanité est l’écume de l’orgueil, d’Alphonse Kart tant il est ici d’une exaltation de luxure pour ce flacon.
 
Bon après on peut rester de marbre devant l’emballage s’étonnant de cette drôle de coloquinte qui transpire l’or et chercher la raison d’une telle exagération.
 
Aussi à défaut de l’avoir trouvée vous emmène par la dérive d’un ressenti retrouver Crésus et traverser avec lui la rivière Pactole.
 
En voilà bien un orgueilleux roi qui est rentré dans notre vocabulaire avec l’expression « riche comme Crésus », mais regardez donc son histoire qui nous emmène tout droit vers Midas, ce roi mythologique, qui suite à un unique voeux eut la capacité de changer tout ce qu’il touchait en or…
 
Et si on parle de Crésus, on découvre aussi ce pays d’Asie mineure proche de la mer Égée ! Mais savez-vous comment se nomme ce cœur du royaume qui durant la première moitié du VIe siècle avant Jésus Christ eut ce roi qui s’appelait Crésus : la Lydie. Et sa capitale Sarde et on peut lire :
La Lydie est un ancien pays d’Asie Mineure, proche de la mer Égée, dont la capitale était Sarde… et les contenants à huiles parfumées (lydia, alabastres, lécythes),…
 
Bon, on va pas vous parler de lecythophilie, autrement vous ne seriez pas en train de lire ce petit article tiré par les cheveux, mais si cette création à vue de nez s’en était inspiré, sait-on jamais ?
Ah j’oubliais, quand on parle de Crésus, saviez vous que l’on a oublié de dire aussi « Parfumés comme Crésus ? » Et donc l’origine du lecythe attique
« Parfumés comme Crésus » – De l’origine du lécythe attique – Persée
 
Pour conclure ce qui est plus sur, c’est qu’ici en voyant ces superbes réclames d’époque, le mot orgueil pour ce parfum est à concevoir comme « fierté de posséder » et par là même ensemble de nous enorgueillir 🤭 grâce à Philippe Mianes – ici chaleureusement remercié- de pouvoir identifier avec fierté, trois illustrateurs fort talentueux, mais peut être assez peu connus du grand public :
Lila De Nobili, Fabriziani et Picart Le Doux.
 
Voilà une fois encore à défaut d’avoir touché le pactole, il est grand temps de se taire, puisque vous le savez bien : si la parole est d’argent, le silence est d’or… 😉🤫
 
Juste un ressenti
André

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Baccarat, un lieu, des évocations !

« il est grand temps de rallumer les étoiles »
Guillaume Apollinaire
 
Il y a déjà deux ans, il y a un siècle, Georges, avec la précieuse mise en beauté d’Anne, de Jean-Marie, nous offrait un moment de vie fantastique autant qu’inoubliable 🤩 à Baccarat.
 
Puis aussi inimaginable que misérable, la Covid passa par là.. On avait touché la lumière, le soleil et puis fermé d’un seul coup nos persiennes à l’horizon des rencontres, comme de ce monde chaleureux, lumineux de la collection.
Entre temps de vrais passionnés – en France, comme aux États-Unis, et partout d’ailleurs – s’en sont allés au territoire des ombres…
 
Alors plus que jamais demain continuons, pour elles, pour eux, autour du parfum, de ce monde de toute beauté, de rallumer les étoiles, et quelque part aussi leurs étoiles, en partageant toujours et plus encore, l’éclat de cette ferveur qui nous unit
 
Juste un ressenti
André
 
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PS : À Georges Stam, Anne Camilli, Jean-Marie Martin-Hattemberg et bien sûr le personnel du pôle bijoux comme le Team de tous les services de la ville de Baccarat, encore un grand Merci