Le Regard

Le Regard

 
Il y a celui que l’on fuit,
Et celui où l’on tombe,
Celui qui vous poursuit
Éclairant votre tombe
Ceux auxquels on répond,
Ou qu’on attend toujours
Celui qui vous correspond,
Doux prémices à l’amour.
 
De l’œillade mystérieuse,
À tous les regards fripons,
De secondes fabuleuses
Aux plaisirs des jupons
Les yeux souvent disent
Lorsqu’ils sont généreux
L’envie de gourmandise,
Lorsqu’on y met le feu
Mais quand surgit le drame,
Seul un regard aimant
De la peine, et des larmes,
Apaise les tourments.
 
Car s’il est un vase profond
Où l’espoir, chasse l’infâme,
C’est le reflet de votre âme,
Qui luit jusqu’au tréfonds.
Cette lumière, reflet de la passion, peut se trouver dans un livre, dans la nature, mais la plus envoûtante doit se percevoir dans la nature d’un Regard, qui se lit comme un livre qu’on oublie jamais.
 
Juste un ressenti
André
 
Crédits photos & remerciements :
– Étude Couteau Begarie assisté de Jean-Marie Martin-Hattemberg
F. MILLOT. « Regard » Circa 1938
Petit flacon vase avec son joli bouchon feuille découpée “M” en creux. Avec son élégante étiquette en plastron plissé autour de son col. Dans son rare coffret avec sur son couvercle, un visage derrière sa voilette. H. 10 cm.
– « Jeune fille à la perle » de Johannes Vermeer Muséé Mauritshuis, La Haye
– « Berthe Morisot et sa fille » d’Auguste Renoir Petit Palais Musée des Beaux Arts Paris
– « Berthe Morisot » Édouard Manet Musée D’Orsay Paris
Une femme à l’âme d’artiste, une muse sûrement aussi : À découvrir ou à recouvrir, extrait Wikipedia : (…) Elle est dans le groupe impressionniste, respectée par ses camarades et admirée. À sa table, se réunissent son beau-frère Édouard Manet qui est le plus mondain, Edgar Degas, le plus ombrageux, Pierre-Auguste Renoir, le plus sociable, et Claude Monet le plus indépendant du groupe. Stéphane Mallarmé l’introduit auprès de ses amis écrivains. Une femme sans nul doute à découvrir ou à recouvrir : en savoir + :
Elisabeth de Bagréef en 1857 à écrit :
Le cœur de la femme ne peut cesser d’aimer que quand il a cessé de battre.
Certains hommes aussi, se perdant à jamais dans leur regard.